48 heures à Karlsruhe

Par Isabelle Mériel

Publié aujourd’hui à 10h00, mis à jour à 10h00

Si Georges Brassens vivait heureux auprès de son arbre, Charles-Guillaume de Bade-Durlach, lui, y a trouvé l’inspiration pour créer sa ville, Karlsruhe, au sud-ouest de Allemagne, à seulement une vingtaine de kilomètres de la France, où Art nouveau, crocus, pyramide rouge et château voisinent joliment.

Jour 1

7 h 30 Gutenberg et falafel

La Krautkopfbrunnen sur la Gutenbergplatz.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, mais pas trop, s’ils veulent prendre un café en terrasse (au chaud sous un plaid) au marché de la Gutenbergplatz (1) qui se tient les samedi, mardi et jeudi. S’il ouvre à 7 h 30, les cafés alentour, eux, ne servent qu’à partir de… 9 heures. Solution de repli : le stand de café. Mais l’expresso, ça sera debout ! Ou sur un banc face à la Krautkopfbrunnen, une fontaine du début du XXe siècle, agrémentée de neuf petits bonhommes bien dodus qui portent une guirlande de fruits et de fleurs. Au-dessus, une structure métallique surmontée d’une tête de chou. Le décor est planté.

En ce mois de mars un peu frisquet, les stands sont peu nombreux, il ne manque pourtant rien : fruits et légumes bio, ou pas, fromager, boucher, boulanger, fleuriste, food trucks de cuisine indienne, de falafels et… stand de dépistage du Covid-19 !

9 heures La pyramide rouge

Sur la Marktplatz. A droite, la pyramide de Karl.

Changement de place, direction Marktplatz (2) où s’installe un autre marché une partie de l’année – celui aux fleurs s’y tient presque tous les jours. Elle est le cœur du centre-ville où se font face l’hôtel de ville néoclassique (1825) et l’église évangélique (1807-1816) avec ses six colonnes corinthiennes. Au milieu, la pyramide de grès rouge (1823) qui se dresse au-dessus du tombeau du fondateur de Karlsruhe, Charles-Guillaume, Karl-Wilhelm en version originale, margrave – l’équivalent de marquis – de Bade-Durlach.

La Friedrichsplatz (3), où se dresse le musée d’histoire naturelle, elle, accueille le marché de Noël, qui est déjà loin. Les crocus blancs et violets égayent ses parterres qui s’étendent sur toute la place. Par une rue parallèle, la Herrenstrasse, on rejoint la Cour fédérale de justice, le sommet de l’ordre judiciaire allemand. Car Karlsruhe est « la » cité du droit en Allemagne. Elle est aussi le siège du Tribunal constitutionnel fédéral.

10 h 30 Art nouveau et margarita

La Ludwigsplatz et ses nombreuses terrasses.

Sur la Ludwigsplatz, ce sont les terrasses des restaurants et des bars qui prennent leurs aises. L’un d’eux sort du lot, le Krokodil (4), bâtisse « Jugendstil », l’Art nouveau allemand, à la magnifique façade vert amande et aux fenêtres cernées de blanc, construite entre 1914 et 1915. La bière munichoise y coulait à flot. Aujourd’hui, c’est plutôt la margarita.

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48 heures à Karlsruhe

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