Guerre en Ukraine : le Royaume-Uni déclenche un paquet de sanctions substantiel contre la Russie

Après la reconnaissance par le président Vladimir Poutine des républiques séparatistes prorusses dans le Donbass, lundi 21 février, le premier paquet de sanctions britanniques contre la Russie n’avait suscité que des critiques : il était jugé trop tiède, ne visant que des banques de second ordre et seulement trois oligarques – sur des dizaines ayant élu Londres comme la capitale la plus accueillante pour cacher leurs fortunes mal acquises.

Jeudi 24 février, quelques heures après le début des premières frappes russes en Ukraine, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé un train de mesures plus substantiel à l’encontre de Moscou et de son alliée, la Biélorussie. Il s’agit du paquet de sanctions « le plus punitif jamais imposé par le Royaume-Uni », a annoncé le dirigeant britannique, soulignant qu’il était destiné à transformer le « régime de Poutine » , qualifié « d’agresseur sanguinaire qui croit dans les conquêtes impériales », en « paria » sur la scène internationale.

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Les avoirs des principales banques russes au Royaume-Uni sont gelés avec effet immédiat. A partir du 1er mars, elles n’auront par ailleurs plus accès aux marchés de la dette à la City, deuxième place financière mondiale. Cette interdiction d’accès aux marchés de la dette (ou aux marchés d’actions) vaudra aussi pour l’Etat russe et « toutes les sociétés publiques russes ou sociétés privées clés » pour le régime Poutine (dans le secteur de la défense notamment). VTB, la deuxième plus grande banque russe, et le géant de la défense Rostec sont ainsi pris pour cibles.

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Quelque 120 compagnies et oligarques sont aussi visés : leurs avoirs au Royaume-Uni sont gelés, ils sont interdits de séjour dans leur pays. Sont notamment concernés cinq proches de Poutine, dont Kirill Shamalov, l’ex-mari de sa fille Katarina, Denis Bortnikov, le président adjoint de la banque VTB et fils du chef du FSB (les services de sécurité russes) Alexander Bortnikov ou bien encore Elena Aleksandrovna Georgieva, présidente du conseil d’administration du conglomérat de défense Novikombank.

Une loi contre le « crime économique »

« Ces gens ont un mode de vie cosmopolite, ils viennent pour faire leurs courses chez Harrod’s, ils séjournent dans nos meilleurs hôtels, ils envoient leurs enfants dans nos meilleures écoles privées, tout cela va s’arrêter, les sanctions vont vraiment faire mal », souligne une source diplomatique. Londres va aussi limiter les exportations vers la Russie de produits sensibles (électronique, matériel pour l’exploitation pétrolière ou aérospatiale) et bannir la compagnie aérienne Aeroflot de l’espace aérien britannique.

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